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a l'écoute des livres

blog de l'émission littéraire A L' ECOUTE DES LIVRES diffusée sur Radio Massabielle

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Le livre du jour : JEUX DE PREDATION

Nous sommes dans un futur relativement proche. Paris n'est plus celui que nous connaissons car pour survivre, il faut évoluer dans des galeries souterraines où se côtoient , bureaucrates en pyramide, masses résignées et racailles en perdition.   Le silence est la règle. En effet, une invasion de xénomorphes anthropophages a conquis le ciel et la surface, repérant leurs proies par les sons que celles-ci produisent. John est un baroudeur vivant en tuant des xénoptères dont il prélève le venin permettant aux chimistes de l' hôpital de fabriquer des anesthésiques. Payé chichement d'une poignée de crédits, il va se voir proposer par les responsables du Salut Public siégeant au Directoire une mission l'amenant à escorter une mission  dans les Alpes. S'il réussit, il obtiendra le premier rang de citoyenneté et suivra une formation d'ingénieur. Pour ce périple, il sera en binôme avec Blanche, fille d'un dignitaire et caution scientifique de l' expédition. Ainsi débute JEUX DE PRÉDATION, ouvrage de science -fiction en deux parties ne se résumant pas à un simple roman d'aventure futuriste. Mettant en scène un personnage au cynisme réjouissant, il est également une parabole sur les rapports sociaux et politiques de la société humaine. Il nous donne également l'occasion de découvrir Plumes Ascendantes, une maison d'édition spécialisée dans l' anticipation et dont nous aurons l'occasion de reparler ici-même et sur l'antenne de Radio Wissous. Un roman et un auteur à découvrir.

JEUX DE PRÉDATION de Giger Cobb Plumes Ascendantes 141 pages 10 €

Retrouvez À L' ÉCOUTE DES LIVRES sur www.radiowissous.fr le lundi à 19h puis en podcast

 

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C
Giger Cobb nous livre avec Jeux de Prédations (édité par Plumes ascendantes) une délicieuse petite coupe d'un sorbet acide à savourer avec délectation!<br /> <br /> On pourrait croire au vu du thème à une énième version des aventures d'un baroudeur dans un monde post-apocalyptique.<br /> Le baroudeur est bien là, viril et sans scrupules et le monde post-apocalyptique est plus oppressant que jamais.<br /> <br /> Mais ce n'est qu'une apparence, le héros qui se veut froid et impitoyable a ses fractures et le monde est absurde et kafkaïen à souhait!<br /> <br /> Même si les références sont américaines, l'ambiance rappelle celle de la science-<br /> fiction soviétique telle qu'elle existait du temps des frères Strougatski et la scène des marrons glacés par exemple est digne des plus grands auteurs russes!<br /> <br /> Une histoire menée de main de maître avec un style acéré. Nul doute que s'il persévère dans cette voie, Giger Cobb marquera la SF française qui manque par trop de grandes plumes comme celle-là.<br /> Philippe
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T
Pour ma part, j'ai pris plaisir à lire Jeux de Prédation de Giger Cobb ( éditions Plumes ascendantes)<br /> <br /> En se plongeant dans ce court roman de SF, on vole, on rampe, on tombe - car l'auteur ne ménage ni ses personnages, ni ses lecteurs – et tout cela loin du politiquement correct et de la bien-pensance.<br /> <br /> John, le héros n'est pas « déconstruit », c'est le moins qu'on puisse dire : la virilité et l'absence de scrupules sont assumés.<br /> C'est peu de dire que tous les moyens sont bons pour parvenir à ses fins.<br /> Et pourtant, allez savoir pourquoi : il reste attachant !<br /> <br /> Si cette entrée en matière peut effrayer le lecteur délicat, je le rassure tout de suite : les deux maîtres-mots de ce roman sont : inventivité et humour.<br /> Inventivité car le héros vit et se débat dans des milieux où la nature, les créations humaines et les créatures inhumaines ne peuvent jaillir que d'une imagination débridée.<br /> Inventivité des mots et des expressions qui donnent à ce texte une saveur particulière.<br /> <br /> Humour car on n'est jamais très loin de la parodie, les situations s'y prêtent. <br /> John, le non-déconstruit, ne manque pas d'un humour … viril et bougon.<br /> Et puis cette inventivité dont je parlais plus haut est aussi au service de l'humour.<br /> <br /> Jeux de Prédations doit se lire et se relire pour en extraire tout le suc !<br /> <br /> Trotula
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C
En tant que professeure de Français spécialisée sur la Renaissance, je suis profane en science-fiction. Lorsque j’ai entamé Jeux de prédations de Giger Cobb publié chez Plumes Ascendantes (144 pages), j’ai d’abord fait à tort de la déformation professionnelle en analysant le texte comme un universitaire.<br /> <br /> Fatale erreur ! Il suffisait tout simplement de se laisser happer par l’action ! j’ai alors bu ce cocktail jubilatoire de post-apocalyptisme d’un trait. Tout nous invite à un festin de réjouissances. Quelle immuable précision dans cette foisonnante galaxie lexicale ! Quels personnages tous plus ahurissants les uns que les autres ! Quel rythme effréné ! Tout s’enchaîne dans des scènes dignes des meilleurs films d’horreur.<br /> <br /> Y a-t-il un décalage des points de vue sur une humanité devenue le buffet campagnard de créatures kafkaïennes venues d’ailleurs ? Cela nous donne la version de la victime et du bourreau. Cette dystopie bureaucratique est aussi ridicule que répressive et part à la dérive. Mais surtout, le roman est une invitation à la « déglingue » - au pas de côté face au réel - visiblement cher à son auteur - qui doit en tenir une sacrée couche dans la vraie vie. Voilà une bonne leçon d’économie et d’anti-humanité ! Tourne-t-il au cynisme complet ? Que nenni, grâce à un humour très « feel good » et « so british ».<br /> <br /> Plongez-vous dans cette « inquiétante étrangeté » ! J’ai été nourrie dans la curiosité de la suite dans un lyrisme batailleur digne d’un « maestro » de la langue et du genre… et dans l’amour de ses personnages. Malgré leurs défauts, ils finissent toujours par nous tirer une larme lorsqu’ils sont massacrés en bonne et due forme.<br /> <br /> Belle lecture que ce Jeux de prédations, et belle découverte de l’envers d’un décor plus fourni que l’on ne peut se l’imaginer, qui nous tire de la quotidienneté en questionnant le présent ! Jeux de Prédations surpasse les classiques et devrait être au programme du Bac !<br /> <br /> Pour les raisons qui précèdent, j’attends le prochain Giger Cobb de pied ferme !
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G
Cher Roland,<br /> <br /> En tant qu'auteur de Jeux de Prédations, je ne me permettrais pas de commenter mon propre ouvrage. En revanche, je tiens à vous féliciter pour votre chronique qui tape dans le mille ! Vous avez parfaitement appréhendé le ton et le propos du roman. Mon objectif en écrivant Jeux de Prédations était de faire passer un message sous couvert de divertissement extrême et jubilatoire Votre chronique me montre que j'ai réussi à atteindre mon objectif, et j'en suis vraiment heureux ! Merci !<br /> <br /> Giger Cobb
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P
La science-fiction comme on l'aime, sans pretention mais excellente.
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P
Ci-dessous un commentaire plus détaillé.<br /> <br /> Le roman "Jeux de Prédations" de Giger Cobb (144 pages) est un one-shot de science-fiction "page-turner" hypnotique qui se dévore en une soirée (ou en un Paris-Lyon). <br /> <br /> Véritable concentré d'action tantôt épique, tantôt ingénieuse, Jeux de Prédations divertit avant tout, faisant sourire en alternant cynisme réjouissant et humour. Néanmoins, avec ses trois dystopies pour le prix d'une, le roman donne aussi matière à penser. Il extrapole des dynamiques déjà à l'oeuvre, questionnant le présent. Il n'est ni jugeant ni conclusif, laissant le lecteur se faire son opinion. Habilement calibré, il réussit sans créer de malaise à faire ressortir le côté désirable de ces sociétés corrompues administrant l'apocalypse.<br /> <br /> En définitive, le roman réussit l'exploit en seulement 144 pages non seulement de donner des cours de sciences politiques et économiques, de tactique militaire, de criminologie et de techniques d'escroc, mais également de faire défiler à toute vitesse des décors dépaysants dans lesquels se déploie une action d'une mégalomanie sincère qui tabasse un lecteur ravi.<br /> <br /> A lire d'une traite et à faire connaître !